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  1. #41
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Citation Envoyé par maie Voir le message
    Patient de 20 ans, crise d'épilepsie une nuit, il ne s'est jamais réveillé, a une combinaison de 4 antiepilpetiques (Rivotril, Gardenal, Epitomax et encore un autre) et continue de criser en permanence, aucune étiologie retrouvée, on ne sait même pas dans quel état est son cerveau en dessous de la sédation et des crises ... Et ça fait 5 semaines que ça dure ...
    dans mon stage precedent, pareil une jeune de 20 ans ... 6 antiepileptiques continue a criser tout le temps, ralentie etc
    aucune etiologie retrouvée...elle reste plusieurs mois dans le service de neuro ...finalement ils lui font des injections d'Ig "par desespoir"..ils n'y croyaient pas vraiment ...
    mais apres les injections , la patiente n'etait plus reconnaissable!plus de crise, plus de confusion! comme quoi des fois...

    sinon dans le meme service, un patient de 27 ans ,avc avec perte sévère de mémoire , ne recupera pas...deambule dans le couloir a longueur de journée ne reconnait ni sa femme ni ses filles de 2 et 5 ans ...

  2. #42
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    pendant une garde :
    patient de 52 ans greffé renal hospitalisé dans la matinée pour une diarrhée sans autre complication, a 21h douleur abdominale un peu génante, a minuit aggravation des douleurs puis syncope, transfert en réa où l'abdomen double de volume, direction le scanner : diagnostic : ischemie mesenterique compléte avec pneumoperitoine et aeroportie! décés quelques heure plus tard

  3. #43
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    patiente de 70 ans, opérée en réglé d'une cure d'éventration... quand on ouvre, carcinose péritonéale, sans cancer préexistant connu.
    Elle se dégrade rapidement... on essaye de joindre sa fille. Celle-ci est en chimiothérapie palliative pour un cancer ORL, elle ne parle plus que par borborygme que sa compagne traduit, et elle ne parle plus à sa mère depuis longtemps parce qu'elle la battait quand elle était petite...


    Patient de 62 ans, au déchocage en choc hémorragique après avoir été retrouvé sur le trottoir en bas de chez lui. Un témoin dit qu'il aurait sauté d'une fenêtre.
    On appelle sa femme qui était en train de dormir et qui nous dit qu'elle ne veut plus entendre parler de son mari, que de toute façon elle est en train de dormir et qu'ils vont divorcer, avant de nous raccrocher au nez.
    Le monsieur est décédé... une enquète est ouverte... peut être qu'elle l'a poussé !

  4. #44
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Cette nuit de garde au samu :
    appel pour un patient de 51 ans, chute dans les escaliers
    A l'arrivée, les pompiers sont en train de masser. Ca saigne de partout au niveau de la face, du crâne, en buccal... IOT, adré, récupération d'une activité circulatoire efficace. Aucun réflexe du tronc par contre.
    On file au scan, et confirmation de ce qu'on craignait : hémorragie méningée massive, embarrure profonde en occipital+Lefort 3, oedème cérébral massif. Pas d'indication neurochirurgicale. Les réas vont confirmer la mort encéphalique et voir pour un prélèvement d'organes

    Et plus tard dans la nuit : ACR non récupéré chez un homme de 58 ans, laissant un enfant de 9 ans derrière lui.


  5. #45
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    En ce moment dans le service d'un de mes potes interne :

    Patient de 50 ans environ, veuf, père de 4 enfants (le plus vieux a 18 ans), hospitalisé pour fracture pathologique au niveau du membre inf sur cancer de prostate multi-métastatique.
    Vieux Con

    Ancien Président de l'ADEMS (Association des Etudiants en Médecine de Saint-Etienne)

  6. #46
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Patient de 30 ans, épilepsie TC post-traumatique après les attentats de 95, découverte d'une première tumeur au cerveau (chir + dérivation ventriculo-péritonéale), dernièrement découverte d'un deuxieme primitif au cerveau et d'une SLA le tout dans un contexte de probable défaillance pancréatique en plus ... 30 ans, 1 enfant ... J'en avais les larmes aux yeux....

    ACR chez un patient de 45 ans avec des enfants, non récupéré...

    ACR sur overdose chez un patient de 40 ans qui laisse derrière lui des orphelins (et oui la mère était décédée).

    Et la liste est longue .... malheureusement

  7. #47
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    J'étais de garde ce jour là aux Urgences Adulte de l'Hôpital Nord. La matinée avait très bien commencé, j'avais déjà vu quelques patients, rien de bien grave, la bobologie habituelle des urgences.

    Puis vous êtes arrivés. Il y avait toi, menottée à ta chaise roulante, encadrée par 2 surveillants pénitentiaires. Depuis plus d'un an que je fais des gardes ici, j'ai vu passer de nombreux détenu(e)s. Au début, on est impressioné : on sort de son petit monde confortable, puis vient le premier choc de la détresse humaine malade, qui vient aux urgences, puis le deuxième choc de la détresse humaine incarcérée, qui vient aux urgences. Mais maintenant, je suis habitué.

    Je ne savais pas encore pourquoi tu venais. Inutile de demander aux surveillants, ils ne savent jamais. Ils me disent quand même que tu as mal. Seul dans le box avec toi, j'essaie de comprendre pourquoi tu viens ; hélas, tu parles mal le français ; ce n'est pas grave, en plein milieu des quartiers nord de Marseille, ça ne nous étonne plus.

    Peu à peu, je comprend le problème : tu as mal à la tête. Dans la tête. Et aussi un peu ailleurs. Je ne voyais pas ton visage, depuis le début, tu te cachais, par honte peut-être. Mais, dans la lumière, je vois que ce visage, beau et triste, n'est plus celui d'une simple jeune fille de 20 ans. Ces marques, je les connais, je les ai déjà vu avant, sur d'autres patients. Malgré les hématomes et les oedèmes, tu gardais un visage gracieux. Mais mon travail devait être fait.

    Répondant à ma demande, tes geôliers enlevèrent tes liens. Je t'examinai sur le brancard, me rendant compte qu'effectivement, tu avais plusieurs points sensibles sur les membres, qu'effectivement ce poignet pouvait être cassé, qu'effectivement tu avais mal. Je pris le temps de t'examiner, de t'ausculter et de palper ton abdomen. Pendant mon examen, je te trouvais silencieuse, non pas aréactive, mais discrète. La barrière de la langue, certainement.

    De retour à mon bureau, je rédigeai mon examen, consciencieusement, pour faire mon rapport à mon interne. Puis l'infirmière d'accueil m'apporta la lettre transmise par le médecin d'un vague centre pénitentiaire que je ne connaissais pas. Le centre de rétention administrative. Déjà, l'histoire de la maladie, ou plutôt son contexte, se modifiait dans ma tête. En fait, tu étais une immigrée clandestine. Bon, après tout, d'un point de vue médical, ça ne change pas grand-chose pour l'instant. Ce médecin t'avait vu quelques jours avant, tu présentais sensiblement les mêmes symptômes, il s'inquiétait de leur persistance.

    Mais son discours médical ne m'interpella pas. Peu informatif. Peu contributif. La suite, inutile d'un point de vue médical, en revanche. Je lut patiemment : "amenée de force à 16 ans de Tunisie par un homme de 50 ans... séquestrée au Maroc... immigrée en France depuis avril... esclave sexuelle... prostitution non exclue... battue... abandonnée devant un commissariat... en instance d'expulsion... menacée de mort chez elle... honneur de la famille... battue par les policiers..."

    Tu étais donc là pour ça. Maintenant, je comprenais d'où venaient ces marques sur ton visage ; tu ne t'étais pas battue, on t'avait battue. Et ce n'étais pas la première fois. J'ai vainement essayé de me représenter ce qu'avait pu être ta vie pendant ces 4 dernières années, mais force est de constater qu'il est impossible pour un petit con comme moi d'imaginer une vie, ou plutôt un enfer comme celui qui a été le tien. Après tout, tu n'avais rien demandé. On t'avais emmené dans un pays que tu ne connaissais pas, marié à un homme de 50 ans que tu ne connaissais pas, battue et violé par des gens que tu ne connaissais pas...

    Au début, en lisant le courrier, je trouvais énorme la liste d'anxiolytiques et d'anti-dépresseurs que tu prenais, mais j'avoue que ton histoire justifiait que tu te sentes mal. Ce que j'avais pris pour de la timidité n'était que de la peur. Ce que j'avais pris pour de la discrétion n'était qu'une angoisse, oppressante et permanente du monde qui t'entourait et surtout des gens qui t'entouraient. Et puis il y eu ce jeune médecin des urgences, que tu ne comprenais pas ou à peine, qui t'a demandé de te déshabiller, qui t'as touché ; ce petit con qui n'a pas pris le temps de savoir qui tu étais avant de poser la main sur toi. Malgré son ton calme, il t'a fait peur lui aussi. Mais tu n'as rien dit.

    Les psys avaient été prévenus. Ils sont vite arrivés ; elles m'ont demandé ce que tu avais, sur le plan physique ; je leur ai dit que nous allions te faire passer un scanner dans la journée, que, quand même, ses maux de tête avec ses coups répétés, il faut faire attention. Puis elles t'ont emmené dans leur service, au calme, après avoir passé 3h aux urgences.

    J'avais fait mon travail. Je ne t'ai plus revu ensuite. Les psys aller s'occuper de toi, tu rentrerais au centre de rétention, tu rentrerais en Tunisie. Et ensuite... je ne sais pas. Doucement, je me suis rendu compte que nous avions le même âge, à 3 ans près. Que pendant ton calvaire, car c'est le mot approprié, j'étais un étudiant insouciant de toi, je ne pouvais imaginer la vie que tu menais, pendant que toi, tout autour de toi, tu voyais des gens auxquels la vie avait fait des cadeaux.

    Il m'a fallu quelques heures pour repenser à tout ça. Me rendre compte de ma stupidité. Me rendre compte que je ne pouvais te considérer comme n'importe quelle autre patiente. J'arrivai au pied du mur, désormais conscient de ce que j'avais fait... de ce que j'avais pu te faire, quelque chose de sûrement insignifiant, mais qui t'avais peut-être encore plus détruite. C'était un examen médical, mais pour toi c'était peut-être un viol supplémentaire, un nouveau coup mais sans le choc physique, une nouvelle gifle. Mais je l'ai fait...

    Je ne t'ai plus revu. Peut-être aujourd'hui es tu retournée chez toi, dans ta famille qui ne considérait plus comme tienne. Peut-être aujourd'hui es tu morte, assassinée pour une absence de crimes. Juste parce que tu vivais, justement. 20 ans de gâchés, pour une fille qui aurait pu être élue à un concours de beauté et mener une petite vie bien conformiste. Tu aurais certainement préféré ça. Mais tu auras quand même marqué quelqu'un lors de ton passage. Un jeune étudiant, qui regrette encore aujourd'hui de n'avoir pas vu plus tôt la détresse et la peur qui te rongeaient et qui regrettera encore longtemps de t'avoir pris pour la patiente lambda que tu n'étais pas.

  8. #48
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Patiente de 45 ans environ, en hopital de jour de cancéro pour sa chimio, cancer du sein metastatique... je discute avec elle, et je pose la fatidique question "vous êtes soutenue par votre famille?"
    *rire jaune*
    "ma famille?"
    explication:
    elle a eu 3 filles, en 1999, 2001, 2003
    En 2004: son ainée est diagnostiquée cancer indifférencié abdominal, chimio, cir, chimio, etc...
    son mari ne le supporte pas et se pend
    début 2005, sa fille meure de son cancer
    fin 2005, sa 2eme fille est diagnostiquée cancer neuro, même topo, décès en 6 mois.
    voila.. il reste la 3eme fille, 6 ans, et la mère en prise en charge palliative...
    youpi!

  9. #49
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    -en neurochir : patient de 20 ans, avp en moto : contusions cérébrales, confusion, mutique, arrive à peine à marcher ...

    -en pneumo : patient de 60 ans, cancer pulmonaire multi-métastatique avec méningite carcinomateuse. il ne parlait plus à ses enfants depuis des années mais les infirmières les informent quand-même du pronostic. la fille revient le voir et annonce que son frère viendra 2 jours plus tard. il devait venir vers 14 heures, le patient est décédé à 13 heures.

    -en réa : patiente de 50 ans, découverte d'une sténose ASYMPTOMATIQUE de la carotide droite (plus de 70%), décision de chirurgie. pendant l'opération, dissection carotidienne, mise sous héparine, choc hémorragique sur saignement d'un ulcère digestif, gastréctomie d'hémostase (traitement endoscopique inefficace), embolie pulmonaire suite à l'arrêt de l'héparine. je ne sait pas ce qu'elle est devenue mais elle a été hospitalisée en réa pendant plusieurs mois et n'était pas prète de sortir.

  10. #50
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    PAtient K pancreatik sa femme même maladie
    sa femme meurt dans l'etage au dessus
    puis 4j aprés c'est son frére
    puis 2j aprés sa soeur....

  11. #51
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Je suis en stage en onco donc y'en a plein mais celle-là, admission d'un nouveau cas il y a 3 jours, c'est dur :
    Patient d'environ 50 ans, ADK bronchique en 2003 avec méta cérébrales en 2005. Découverte d'une LAM en avril de cette année, et là l'hémato nous transfert le patient -ictérique+++ - pour découverte d'une masse pancréatique...
    PS : les 2 parents DCD de néo...

  12. #52
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Une histoire racontée par un chef qui date d'il y a quelques années :

    Patiente de gynéco en PMA qui fait plusieurs tentatives de FIV (quand je dis plusieurs, c'est vraiment plusieurs). Quand elle arrive à tomber enceinte au bout de presque 10 ans de bagarre avec son utérus... accident de voiture. Elle perd le bébé à 35 SA.

    Des fois le destin te fait clairement comprendre qu'il ne veut pas, mais alors vraiment pas que tu fasses autrement.

  13. #53
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Citation Envoyé par glasgow 3 Voir le message
    --en réa : patiente de 50 ans, découverte d'une sténose ASYMPTOMATIQUE de la carotide droite (plus de 70%), décision de chirurgie. .
    Pourquoi operer si c'est asymptomatique?? c'est très étrange. Nous meme à 90% on les opere pas!!

  14. #54
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Dans mes souvenirs d'ECN (pour ce que ça vaut..), l'indication chir d'une sténose asymptomatique, c'était à partir de 90 %
    "Trois mots : DECEPTION......INDIGNATION......IRRITATION"
    "Abondance de mitraille compense l'imprécision du tir."

  15. #55
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Citation Envoyé par Aïnoa Voir le message
    Je suis en stage en onco donc y'en a plein mais celle-là, admission d'un nouveau cas il y a 3 jours, c'est dur :
    Patient d'environ 50 ans, ADK bronchique en 2003 avec méta cérébrales en 2005. Découverte d'une LAM en avril de cette année, et là l'hémato nous transfert le patient -ictérique+++ - pour découverte d'une masse pancréatique...
    PS : les 2 parents DCD de néo...
    Merci la chimio !

    (attention! me faite pas dire ce que je n'ai pas dit... c'est quand même bien d'avoir une espérance de vie prolongée... même si c'est pour se chopper une LAM qq années après..)
    "Trois mots : DECEPTION......INDIGNATION......IRRITATION"
    "Abondance de mitraille compense l'imprécision du tir."

  16. #56
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    patiente de 28 ans
    - découverte de mélanome au stade métastatique alors qu'elle est enceinte de 30SA, sans point d'appel cutanée (hormis un naevus bénin retiré 2 ans auparavant..)
    - décision d'avortement . elle a déja une petite fille
    - elle s'est mariée ce week end.
    - et prochaine cure jeudi.
    - pec palliative bien sur...

  17. #57
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Stage d'HGE:
    homme de 44 ans, pas d'ATCD, si ce n'est une grosse liste de médicaments les 15 jours auparavant pour une bronchite qui traine et beaucoup de médecins différents consultés, ainsi qu'une notion de champignons ramassés en foret mangés la veille.
    transaminases au plafond, tp + facteur V ds les chaussettes, conscience moyenne, très vite, syndrome néphrotique, conscience qui diminue, passage en réa chir, inscription sur liste de greffe.

    en 2 jours tout au plus, on lui trouve un foie, il est greffé.... puis hématome du foie, problème respi, et décès...

  18. #58
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    consultation en hémato : patiente de 35 ans, découverte d'une LMC à l'âge de 28 ans alors qu'elle etait enceinte de 35 SA. décision d'interruption médical de grossesse. le glivec ne diminuait pas sa LMC et elle ne pourra pas arrêter son traitement pour être enceinte si le chromosome philadelphie n'est pas à un niveau indetectable, c'est à dire avant longtemps. pendant la consultation, la sénior a du lui annoncer ça et elle a fondu en larme en se disant que son âge avançait et qu'elle pourrait peut-être ne plus avoir d'enfant lorsque sa maladie serait contrôlée. voilà, voilà ...

  19. #59
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    ce matin en stage de cancero .. je sais y'en a bcp mais celle la a vraiment ete dure a gerer pour moi :
    femme de 39 ans sans atcd, ni aucun fdr ( pas de tabac actif ou passif) : decouverte d'un adenok pulmonaire ... le pneumologue (80 ans ) lui prescrit un TDM cerebral: elle revient 1 semaine apres avec les resultats, les montre au pneumologue.
    question de la patiente : " c'est bon docteur , y'a rien ? "
    reponse " il n'y a rien au niveau du cerveau , ne vous inquietez pas "

    elle est hospitalisé ds la foulée en cancero pour pose de pac et toute la PEC : en ouvrant le dossier et surtt le CR du TDM cerebral : 5 metastases

    panique avec mon interne et ma chef, on va voir le-dit pneumo qui nous repond du haut de ces 80 ans : "je sais j'ai fais un petit mensonge mais je me suis dit que vous seriez mieux lui annoncer que moi ; vous etes cancero "
    ...ESPECE DE SALE CONNARD !!!! alors meme si tout le monde me dit que c'est l'ancienne ecole, je trouve ca degueulasse et l'age n'excuse pas la connerie!

    resultat: on a du lui annoncer.. je ne vous decris meme pas sa reaction

    la pire matinée de tous mes stages

  20. #60
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    Par défaut Re : Les histoires les plus tristes de nos patients

    Citation Envoyé par Glubby Voir le message
    non, pas du tout, il buvait même pas
    Et alors? Tu crois qu'une cirrhose n'est causée que par l'usage abusif d'alcool?

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